janvier 30, 2022

Jacques Attali

Extraits des entretiens avec Michel Salomon 1981 dans l’ouvrage « L’avenir de la vie »

« A l’avenir il s’agira de trouver un moyen de réduire la population. Nous commencerons par les vieux, car dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. Ensuite les faibles puis les inutiles qui n’apportent rien à la société car il y en aura de plus en plus, et surtout enfin les plus stupides.

Une euthanasie ciblant ces groupes ; l’euthanasie devra être un instrument essentiel de nos sociétés futures, dans tous les cas de figure. On ne pourra bien sûr par exécuter les gens ou faire des camps. Nous nous en débarrasserons en leur faisant croire que c’est pour leur bien. La population trop nombreuse, et pour la plupart inutile, c’est quelque chose d’économiquement trop coûteux.

Sociétalement, il est également bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement. On ne pourra pas non plus faire passer des tests d’intelligence à des millions et des millions de gens, vous pensez bien !

Nous trouverons quelque chose ou le provoquerons, une pandémie qui cible certaines personnes, une crise économique réelle ou pas, un virus qui touchera les vieux ou les gros, peu importe, les faibles y succomberont, les peureux et les stupides y croiront et demanderont à être traités.

Nous aurons pris soin d’avoir prévu le traitement, un traitement qui sera la solution. La sélection des idiots se fera ainsi toute seule : ils iront d’eux-mêmes à l’abattoir. »

« L’avenir de la vie » – Jacques Attali, 1981, entretien avec Michel Salomon.


Autres extraits de « L’avenir de la vie » – Jacques Attali, 1981.

Page 265 : « La production de consommateurs et leur entretien coûtent cher, plus cher encore que la production de marchandises elles-mêmes. »

Page 269 : « Aujourd’hui, d’une certaine façon, la médecine est largement incapable de soigner toutes les maladies car les coûts deviennent trop élevés. »

Page 272 : « Je crois plutôt à un totalitarisme implicite avec un Big Brother invisible et décentralisé. Ces machines pour surveiller notre santé, que nous pourrions avoir pour notre bien, nous asserviront pour notre bien. »

Page 274 : « Donc, on pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et créer ainsi un marché. »

Page 276 : « …les moyens électroniques permettront de définir avec précision le normal et de quantifier le comportement social… »

Page 276 : « On perçoit déjà un certain désir conscient et inconscient de se conformer le plus possibles à des normes sociales. »

Page 276 : « On peut parfaitement imaginer que la famille ou la femme ne soient qu’un des moyens de production d’un objet particulier, l’enfant. […] Si sur le plan économique l’enfant est une marchandise comme les autres, la société le considère également ainsi mais pour des raisons sociales. »

Page 278 : « Le médecin que nous connaissons disparaitra pour laisser la place à une catégorie sociale nouvelle vivant de l’industrie de la prothèse. »

Page 279 : « Les personnes s’adapteront de manière à être conformes aux critères de normalité ; la prévention ne sera plus coercitive car voulue par les personnes. »