mars 24, 2022

Julian Assange

Pour moi il est le symbole de ce que nous vivons aujourd’hui. Et sa mission me touche tout au fond. Je suis à la fois complètement confiant dans la vie et parfaitement conscient de ne pas comprendre les méandres de notre histoire à un point tel que je doute d’une progression en spirale de l’Alpha vers l’Omega.

Si nous observons l’histoire des hommes depuis le jour où elle a été rapportée, écrite, décrite et documentée, ce qui n’est rien à l’échelle de l’aventure humaine, j’ai le sentiment que nous tournons en rond dans ce que les bouddhistes nomment le « samsara », cette roue qui tourne indéfiniment et nous enferme dans une logique répétitive inévitable.

J’ai la faiblesse de penser que cette impression ne vient que de notre incapacité à évaluer la réalité dans une perspective plus longue et large. La spirale pourrait bien être réelle mais invisible dans le temps court, qui correspond à notre espérance de vie, sur lequel nous établissons nos échelles.

La première manoeuvre qui a tenté de salir Julian Assange, avec cette histoire de viol en Suède, nous donne une mesure des façons pour se débarrasser de ceux qui tentent d’éclairer le monde sur les dérives du pouvoir.

Nous découvrons aujourd’hui qu’il est possible d’enfermer un individu, qui n’a été jugé coupable d’aucune infraction, durant près de dix ans, car son asile dans l’ambassade de l’Equateur était bien une forme de prison. Le revirement des autorités de ce pays lors du changement de pouvoir en dit long sur l’ampleur des arrangements en coulisses pour satisfaire aux exigences des puissants.

Pour moi, il est tout simplement impossible d’imaginer que cet homme courageux soit condamné et je suis très curieux de la suite de cette histoire qui sera déterminante pour la suite de notre aventure ici-bas. Espérons que le monde sera curieux de visionner le film qui retrace cette saga, « Hacking justice », pour mieux comprendre ce qui se trame.

Soit les puissants vont faire preuve de magnanimité pour tenter de redorer leur blason, ce dont on peut douter au vu de l’arrogance affichée, soit ils vont le sacrifier au nom du nouveau paradigme totalitaire qui fait fi du droit, ou le modèle avec un législatif complaisant qui valide des situations d’urgence, ce qui consacrerait la fin du contrat social ouvrant ainsi la voie à la guerre civile universelle des masses contre les autorités et le pouvoir.

Il semble que la fuite en avant est inévitable de la part de ceux qui nous ont imposé un agenda sanitaire mortifère. Le refus de tous les tribunaux disponibles d’entrer en matière sur les innombrables plaintes déposées, plus de 20’000 en France, indique que le peuple sera contraint de se soulever et sera réprimé de manière sanguinaire avec l’autorité et la légitimité octroyée par le souverain, ce peuple désinformé par une presse inféodée qui ne voit rien venir.

Et ainsi, presque sans effort mais avec un peu de précipitation, les puissants obtiendront ce qu’ils ont attendu depuis près d’un demi siècle et que Jacques Attali annonçait déjà; la diminution radicale de la population mondiale par un conflit généralisé. Le ver dans la pomme qui pourrit le fruit. Un artifice devenu facile dans un monde où il n’est pour ainsi dire plus possible de déterminer le vrai du faux tant la propagande est massive.

Le Covid n’était que l’apéro. La guerre en Ukraine devrait logiquement virer vers l’usage des armes nucléaires, ce sera le plat de résistance. Le dessert sera le chaos total qui accélérera la chute de notre monde tel que nous l’avons connu jusqu’ici et obligera l’humanité à se réinventer. Le plus vite sera le mieux histoire de ne pas faire durer le plaisir de souffrir. Et tout ça, juste pour pouvoir continuer comme avant en se débarrassant des réticents, en faisant comme si de rien n’était, alors que le véritable fond de cette crise est la mise en évidence de l’aberration du système de capitalisme de marché qui a perdu de vue ses fondamentaux et poursuit sa fuite en avant jusqu’à son anéantissement. Car, ne nous y détrompons pas, ce qui motive toutes ces dérives est bien l’effondrement de la finance et la dette insurmontable des états.

L’élection présidentielle en France sera un bon indicateur du niveau d’éveil général. Mais quel que soit le résultat, la suite sera vraisemblablement sanglante. Michel Maffioli nous en dessine les contours.

La récente « descente » de la police chez l’avocate active dans les procédures contre le gouvernement, Me Virginie Araujo-Recchia, en dit long sur le malaise des autorités. Ce signal sera aussi déterminant de la suite.

Nous vivons vraiment une époque formidable.