mai 16, 2022

Conférence Dr. Louis Fouché et Jean-Dominique Michel

Je dois avouer avoir perdu le feu sacré qui anime encore des gens comme Louis et Jean-Dominique.

Je réalise que ma résistance à la covidémie n’était en fait que l’apéro d’un menu qui m’apparait dorénavant comme inéluctable. Nous devrons boire le vin jusqu’à la lie.

Pas sûr que je continue à participer à ces causeries. Mon pote Jampa s’en réjouira, lui qui a depuis longtemps renoncé. Ou plutôt bifurqué vers d’autres moyens. Ma lassitude lui donne raison.

Le blues du moment est aussi provoqué par la division dans notre famille. Les proches se déchirent.

Mais…

Je partage l’optimisme de Louis tout en validant la colère de Jean-Dominique. Nous traversons une époque extrêmement riche en évènements importants qui nous obligeront à changer de cap.

Cela se fera évidemment dans la douleur. Mais n’est-ce pas un des fondements de la condition humaine ?

Saurons-nous rester droit dans nos bottes, debout, ou plierons-nous comme le roseau pour laisser passer la tempête ? Chacun fera en âme et conscience.

Pour moi, au vu de l’ampleur du délire, j’ai choisi le repli, la retraite, l’éloignement du bruit. Don Quichote est mignon, mais je laisse les moulins à vents à ceux qui se sentent investis.

Pas sûr donc, à ce stade, que je continue ces billets. Mais je me laisse le temps d’y songer.

mars 24, 2022

Julian Assange

Pour moi il est le symbole de ce que nous vivons aujourd’hui. Et sa mission me touche tout au fond. Je suis à la fois complètement confiant dans la vie et parfaitement conscient de ne pas comprendre les méandres de notre histoire à un point tel que je doute d’une progression en spirale de l’Alpha vers l’Omega.

Si nous observons l’histoire des hommes depuis le jour où elle a été rapportée, écrite, décrite et documentée, ce qui n’est rien à l’échelle de l’aventure humaine, j’ai le sentiment que nous tournons en rond dans ce que les bouddhistes nomment le « samsara », cette roue qui tourne indéfiniment et nous enferme dans une logique répétitive inévitable.

J’ai la faiblesse de penser que cette impression ne vient que de notre incapacité à évaluer la réalité dans une perspective plus longue et large. La spirale pourrait bien être réelle mais invisible dans le temps court, qui correspond à notre espérance de vie, sur lequel nous établissons nos échelles.

La première manoeuvre qui a tenté de salir Julian Assange, avec cette histoire de viol en Suède, nous donne une mesure des façons pour se débarrasser de ceux qui tentent d’éclairer le monde sur les dérives du pouvoir.

Nous découvrons aujourd’hui qu’il est possible d’enfermer un individu, qui n’a été jugé coupable d’aucune infraction, durant près de dix ans, car son asile dans l’ambassade de l’Equateur était bien une forme de prison. Le revirement des autorités de ce pays lors du changement de pouvoir en dit long sur l’ampleur des arrangements en coulisses pour satisfaire aux exigences des puissants.

Pour moi, il est tout simplement impossible d’imaginer que cet homme courageux soit condamné et je suis très curieux de la suite de cette histoire qui sera déterminante pour la suite de notre aventure ici-bas. Espérons que le monde sera curieux de visionner le film qui retrace cette saga, « Hacking justice », pour mieux comprendre ce qui se trame.

Soit les puissants vont faire preuve de magnanimité pour tenter de redorer leur blason, ce dont on peut douter au vu de l’arrogance affichée, soit ils vont le sacrifier au nom du nouveau paradigme totalitaire qui fait fi du droit, ou le modèle avec un législatif complaisant qui valide des situations d’urgence, ce qui consacrerait la fin du contrat social ouvrant ainsi la voie à la guerre civile universelle des masses contre les autorités et le pouvoir.

Il semble que la fuite en avant est inévitable de la part de ceux qui nous ont imposé un agenda sanitaire mortifère. Le refus de tous les tribunaux disponibles d’entrer en matière sur les innombrables plaintes déposées, plus de 20’000 en France, indique que le peuple sera contraint de se soulever et sera réprimé de manière sanguinaire avec l’autorité et la légitimité octroyée par le souverain, ce peuple désinformé par une presse inféodée qui ne voit rien venir.

Et ainsi, presque sans effort mais avec un peu de précipitation, les puissants obtiendront ce qu’ils ont attendu depuis près d’un demi siècle et que Jacques Attali annonçait déjà; la diminution radicale de la population mondiale par un conflit généralisé. Le ver dans la pomme qui pourrit le fruit. Un artifice devenu facile dans un monde où il n’est pour ainsi dire plus possible de déterminer le vrai du faux tant la propagande est massive.

Le Covid n’était que l’apéro. La guerre en Ukraine devrait logiquement virer vers l’usage des armes nucléaires, ce sera le plat de résistance. Le dessert sera le chaos total qui accélérera la chute de notre monde tel que nous l’avons connu jusqu’ici et obligera l’humanité à se réinventer. Le plus vite sera le mieux histoire de ne pas faire durer le plaisir de souffrir. Et tout ça, juste pour pouvoir continuer comme avant en se débarrassant des réticents, en faisant comme si de rien n’était, alors que le véritable fond de cette crise est la mise en évidence de l’aberration du système de capitalisme de marché qui a perdu de vue ses fondamentaux et poursuit sa fuite en avant jusqu’à son anéantissement. Car, ne nous y détrompons pas, ce qui motive toutes ces dérives est bien l’effondrement de la finance et la dette insurmontable des états.

L’élection présidentielle en France sera un bon indicateur du niveau d’éveil général. Mais quel que soit le résultat, la suite sera vraisemblablement sanglante. Michel Maffioli nous en dessine les contours.

La récente « descente » de la police chez l’avocate active dans les procédures contre le gouvernement, Me Virginie Araujo-Recchia, en dit long sur le malaise des autorités. Ce signal sera aussi déterminant de la suite.

Nous vivons vraiment une époque formidable.

novembre 21, 2021

Prendre le maquis ?

Dans l’Antipresse, Eric Werner nous a parlé de la forêt comme voie de traverse de la résistance en évoquant le « Traité du rebelle » d’Ernst Jünger.

Selon cet écrivain allemand, témoin des deux grandes guerres, il y aurait trois façons de résister au totalitarisme : La guerre, ou la guérilla et le terrorisme tyrannicide, l’évitement ou la fuite et le recours au forêts qui est une forme de fuite organisée, pensée.

Sa pensée semble avoir évolué et il décourage le recours à la violence contre la violence qui est un sacrifice inutile et dénonce la fuite comme un renoncement à la liberté. Certes le recours aux forêts ressemble bien à une fuite, mais il la considère comme un repli stratégique de la résistance au totalitarisme.

Seulement voilà… qui croit encore aujourd’hui qu’il pourra se cacher quelque part dans le monde ? C’est pourtant aussi ce que m’a suggéré un lecteur dans un commentaire sous ma vidéo qui a mystérieusement disparu avant même que je puisse le publier.

En substance il suggérait qu’il serait peut-être sain de ne plus recourir aux réseaux sociaux, comme ce blog ou YT où il a réagi, puisqu’ils sont contrôlés et les contenus censurés par des algorithmes.

Si ce n’est pas demain le veille que le monde sera équipé de cameras de surveillance comme à Pékin, il n’est déjà plus possible de « disparaître ». Même au fond d’une grotte un corps émet de la chaleur détectable. Et nous avons perdu la force et la connaissance qui nous permettraient de survivre dans un tel environnement.

J’en arrive donc à la conclusion que le meilleur, si ce n’est le seul, moyen de vivre caché c’est de se projeter en pleine lumière. Car toute tentative de résistance affichée, est monitorée et l’on devient très vite une cible visée par les algorithmes.

Cela implique une force morale rare qui permette de jouer le jeu sans être dupe pour tenter de changer ce qui peut et doit l’être de l’intérieur.

C’est d’ailleurs la réflexion que je me suis faite après mes quelques mois d’emprisonnement au pénitencier de Bellechasse pour refus de servir. Je n’ai jamais regretté mes choix et j’ai appris énormément en prison. Je pourrais presque dire que j’ai gagné du temps car l’expérience fut intense. Je suis arrivé à la conclusion que, si c’était à refaire, je graderais à l’armée pour mieux participer à la réforme de l’institution de l’intérieur.

Mais l’aventure est difficile. Combien se sont lancés en politique avec de nobles objectifs ? Combien de médecins, forts du serment d’Hippocrate, refusent aujourd’hui de soigner leurs patients avec des médicaments éprouvés ? Il semble que le simple fait de tremper dans un environnement hostile corrompt les meilleures natures.

C’est pourquoi j’ai choisi d’être cash et de rester fidèle à ma pensée en sachant que je serai grillé tôt ou tard. Alors sera-t’il temps de chercher un refuge et sauver ma peau.

octobre 21, 2021

Jean-Dominique Michel

Je ne recommanderai jamais assez l’immense contribution de Jean-Dominique Michel.

Il est pour moi un phare dans la nuit que nous traversons. Je suis immensément reconnaissant d’avoir pu connaître ses travaux au début de la crise en février 2020.

Il est devenu comme un compagnon de route. Un pilier, une référence et surtout un soutien. Je n’arrive tout simplement pas à comprendre comment il est possible de ne pas être séduit par une expression aussi limpide, fluide, synthétique et imagée, pour décrire sans la moindre note les différents aspects de la dystopie que nous traversons. Je me demande aussi pourquoi certains refusent de l’écouter, ne serait-ce qu’une fois. Et ne serait-ce que pour se conforter dans sa bien-pensance en traduisant à mesure.

Car il semble que ce mécanisme psychologique, qui permet de travestir les informations pour les faire correspondre à une prédisposition, est toujours à l’oeuvre en chacun d’entre-nous. En devenir conscient, dans une observation rigoureuse et non complaisante, est le début d’un processus salutaire de retour à soi, à l’essence de notre être, protégé des influences perverses. Le début d’un chemin qui devrait nous ramener vers la conscience de notre appartenance à un groupe, une famille, l’humanité, le collectif. La compréhension d’être beaucoup plus que cet esprit dans ce corps, cette personne dont le besoin de reconnaissance est devenu pathologique dans un monde d’individualisme onaniste exigeant tout et tout de suite de manière pathétique.

Je propose ici le lien sur son blog et son dernier billet porteur d’espoir. Du baume après le réalisme d’Ariane Bilheran qui ne voit pas d’issue pacifique à ce drame.

Certes, il n’est ni devin, ni voyant. Loin de lui l’idée de spéculer sur l’issue de ce drame. Mais, alors qu’il était prêt à prendre les armes s’il le fallait et je lui suis reconnaissant pour sa franchise à ce sujet, il pense aujourd’hui qu’il est parfaitement possible qu’une société parallèle se crée. Formée de parias sans passe-partout, pionniers du monde de demain.

Bref, que du bonheur dans la morosité ambiante qui n’est vraisemblablement que le début de la descente rapide aux enfers. La fin de l’ère de fer qui annonce le retour cyclique vers l’âge d’or comme le décrivait déjà au milieu du siècle dernier René Guénon dans son ouvrage particulièrement d’actualité : « La crise du monde moderne ».

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