février 13, 2022

L’Etat profond

Au début du délire planétaire, qui nous a pris par surprise, je me trouvais à New Delhi, confiné dans une jolie maison de l’époque coloniale au sud de la capitale. Nos hôtes étaient des musiciens et un seul autre client de cet hébergement était un artiste. Nous partagions donc tous le sentiment d’une arnaque sans toutefois pouvoir l’expliquer.

Nous étions réticents à valider les thèses complotistes et donnions encore du crédit aux autorités des différents pays qui ne pouvaient pas tous être pareillement dans l’erreur. Mais nous condamnions cette tendance à insuffler la peur dans les populations alors que les chiffres semblaient pour le moins contradictoires.

Aujourd’hui, deux ans plus tard, le doute n’est plus permis. Les forces à l’oeuvre sont toujours les mêmes, elles régissent le monde depuis la nuit des temps. Mais ces forces ont pris une dimension presque caricaturale avec la logique du capitalisme financier qui contient en lui les germes de sa destruction. Le profit comme priorité absolue, le plus rapide possible, a détruit les fondements mêmes du capitalisme qui semblait avoir séduit le monde entier. Dorénavant, l’économie réelle, la valeur ajoutée, le travail, toutes ces notions qui étaient valorisées par les chantres de l’idéologie comme Adam Smith et sa légendaire main invisible ont été balayées pour faire la place à la prédation, confirmant ainsi l’adage de l’homme qui est un loup pour l’homme. Mais qui ressemble aussi au chant du cygne et à la fin d’un cycle.

Le meilleur moyen qu’ont trouvé les puissants pour rester dans l’ombre et continuer à tirer les ficelles a été de considérer tous ceux qui continuaient à penser par eux-mêmes comme des complotistes. La tâche était d’autant plus aisée que les exemples d’allumés de ce genre ne manquaient pas.

Il était aussi pour moi difficile de penser que nos autorités locales soient victimes de pressions et suivent ces logiques de prédation. J’ai enfin compris que ces pauvres, qui ont enfin réussi à atteindre un exécutif après de longues années à grimper les échelons au sein de leur formation étaient, bien malgré eux, les valets de forces qui nous dépassent à défaut d’être les exécutants de nos décisions démocratiques. Mais c’est un autre sujet que je me réjouis de développer ultérieurement.

Aujourd’hui, nous savons – du moins ceux qui s’informent vraiment en utilisant les outils disponibles – que seuls quelques groupes possèdent l’entier des ressources disponibles sur notre planète. Ce sont eux qui détiennent le véritable pouvoir et qui déterminent les politiques des différents Etats, sans état d’âme et avec un agenda qui fait frémir.

Ils ne s’en cachent d’ailleurs plus. Certes ils ne sont pas directement présents au forum de Davos, qui n’est qu’une mise en scène de plus pour le grand public afin de le préparer à l’agenda. Mais leurs intentions sont désormais affichées au grand jour sans complexe.

Le journaliste Christian Campiche nous donne un bref résumé de ce qui constitue cet Etat profond dont personne ne sait vraiment ce que c’est. Dans son dernier article de vulgarisation il donne les clés de lecture de cette crise sanitaire qu’avait prévu très cyniquement Jacques Attali il y a déjà 40 ans. Je recommande d’ailleurs vivement les contributions de Vincent Held à ce sujet.

Je comprends enfin ce qui m’échappait à Delhi au début de ce délire. Je comprends aussi que, dorénavant, il sera extrêmement difficile de trouver de l’information fiable puisque toutes les institutions semblent perverties, corrompues et manipulées. Qu’elles soient politiques, médiatiques, économiques, voire même sociales. Tout le monde est pris dans une logique auto-destructrice qui ne peut que continuer la fuite en avant. C’est donc bien la fin d’un monde qui se profile.

La crise sanitaire n’aura été qu’un prétexte pour cacher un mal profond et propulser un agenda eugéniste de grande ampleur en réponse aux soucis d’explosion démographique. Histoire de continuer comme d’hab’ entre gens qui se comprennent.

Et pourtant, je reste optimiste. Malgré un manque d’enthousiasme et de motivation, je persiste à penser que ceux qui ont fomenté ce coup sont un peu limités. Ils ont évacué d’un revers de main les questions spirituelles, se sont intronisés maîtres de la nature et prophètes de la vie éternelle via le transhumanisme. Portés par leur mental, enfin débarrassé de la notion de Dieu, ils se sentent tout puissants. C’est pour moi clairement un signe de leur déficience.

Je me réjouis donc de continuer à participer à cette résistance symbolique en contribuant à attirer l’attention des meilleures volontés afin de préparer la construction du monde de demain sans crucifier ces pauvres indigents.